Le compost est véritablement l’or noir du jardin. C’est le produit de la décomposition des végétaux. Dans le milieu naturel, en particulier en forêt, on l’appelle terreau. Au jardin, le compost permet le recyclage des déchets organiques. La matière organique produite est incorporée au sol et sert de nourriture pour de nouvelles plantes.
La nature va nous aider à comprendre ce qu’est le compost. En forêt : une plante dépérit, meurt et retourne à la terre en se décomposant sur place. Le sol se régénère ainsi grâce à tous les débris végétaux devenant humus. C’est ce qui donne cette terre noire et cette odeur si particulière que l’on sent dans les bois. La production de compost est donc un phénomène totalement naturel.
Au jardin, le sol perd entre 2 et 3 % d’humus par an. Si aucun apport de matière organique n’est fait dans le sol, celui-ci s’appauvrit et ne nourrit plus les végétaux.
Composter consiste donc à laisser se décomposer naturellement les déchets verts du jardin et de la cuisine. On peut réaliser son compost dans un composteur ou dans un tas à l’air libre. Entre 6 mois et 1 an, les vers rouges de fumier et les micro-organismes du sol transforment ces déchets en un compost de couleur brun-noir : cet engrais organique constitue un amendement fertile, véritable humus.
J’économise, Mon bêchage est plus facile, j’enrichis mon sol, dépenses déchetterie = zéro Que du Bonheur !!!
Si la réalisation du compost suit quelques recommandations simples, il ne dégage ni mauvaises odeurs, ni n’attire de vermines comme on l’entend si souvent. Le tas de compost a besoin d’aérations et doit être placé dans un endroit ombragé, à l’abri des trop grosses pluies. Un simple tas ou un composteur sans fond posé sur la terre, laissera les micro-organismes et les vers de terreaux coloniser les matières à décomposer.
D’un point de vue général, tous les déchets d’origine végétale
A proscrire sans exception :
Pour aérer, favoriser la décomposition et obtenir du compost homogène, il est important de mélanger les déchets qui viennent d’être apportés avec ceux de la couche précédente : Mélangez le sec avec l’humide. Inutile de retourner le tas complet. Une petite fourche ou une griffe suffit.
Plus les déchets sont de petites tailles, plus ils se dégradent facilement. N’hésitez pas à écraser, couper, broyer les apports de déchets.
Ni trop sec, ni trop humide, un compost de bonne qualité est légèrement humide. La présence de filament blanchâtre est le signe d’un compost trop sec.
Quelques problèmes les plus courants et leur solution
Le tas ne réduit pas : arroser (avec de l'eau de pluie) quand c'est trop sec ; assécher quand c'est trop humide, en y incorporant de la terre sèche, des éléments qui vont absorber l’excès d eau (papier, carton sans encre, feuilles sèches, sciure).
Le tas sent mauvais : donnez-lui de l'air. Rendez la matière plus meuble en brisant les mottes, retournez-le pour favoriser l'aération. Incorporez des branchages fins.
D’un aspect homogène, sans morceaux et d’une couleur sombre, le compost mûr est installé à l’automne et au printemps aux pieds des plantes ou au potager et recouvert d’un paillage. Les vers de terre et autres organismes du sol finiront de le digérer et de le transformer en éléments minéraux dans le sol.
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